J’ai hâte, j’ai hâte…

…à la saison de ski de fond. 🙂

Apparemment qu’il y a déjà quelques kilomètres ouverts à la Forêt Montmorency. Mais bon, je vais attendre la « vraie » neige fraîchement tombée pour retrouver – toujours avec surprise – le petit kick de se sentir glisser. Il y a une « ivresse de la vitesse » en ski de fond qui, par moment, rapproche davantage ce sport du vélo que de la course à pied.

En attendant, un petit souvenir de l’hiver dernier, au Camp Mercier :

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Ma première course de 15 km

J’ai participé dimanche dernier à la 5e course de la saison organisée par la Coopérative MEC, la «Costumée»… en effet, à l’approche de l’Halloween, c’est une belle idée de faire courir zombies, superhéros et autres effrayants et loufoques personnages de toutes sortes! 🙂 J’ai opté pour ma part pour un accessoire pas trop encombrant (du point de vue de la course!): une perruque (photo à venir…).

Revêtue de mon superbe couvre-chef, j’ai attendu sur les Plaines, par un petit matin frileux et humide de novembre, que les départs de 5 km, 10 km puis 15 km soient lancés. L’ambiance était intime (je ne connaissais personne, mais on sentait la présence d’une communauté de coureurs qui se suivent d’entraînement en entraînement et de course MEC en course MEC) et très sympathique. Plusieurs personnes avaient répondu à l’appel du déguisement et c’était drôle à voir. En attendant les départs, on avait la chance d’avoir un échauffement animé en plein air et des bonbons à grignoter (quoique j’ai passé mon tour de ce côté!).

J’ai préparé cette course dans le dernier mois, en m’appuyant sur le travail d’intervalles et de vitesse que j’ai fait tout l’été, depuis le 5 km de juin passé, et en sachant bien que je m’étais améliorée depuis mes courses de l’automne 2013. J’ai visé grand: 1h15 à 1h17 pour un 15 km, soit à peu près mon allure de 10 km de l’automne dernier! Rien de moins. Et cela sur un parcours beaucoup plus difficile que celui de la course de la Cité-Limoilou, c’est-à-dire rempli de montées, de descentes, avec un segment dans les sentiers plein de cailloux, de feuilles et de boues, qui se termine par une courte pente à plus de 15% d’inclinaison… qu’on doit monter 3 fois! En effet, le parcours était formé d’une boucle de 5 km. En plus, le départ se prenait dans une côte! Dès le début, j’ai bien vu que ce serait impossible de maintenir une allure constante et que ce serait un 15 km en accélérations et en décélérations… pas facile sur le moral!

On n’était que soixantes coureurs à participer au 15 km, dont 27 femmes. Ce n’était pas évident de savoir où on se trouvait dans la course, car en même temps que nous, sur le parcours en boucle, il y avait des gens qui finissaient le 5 km et le 10 km. Je me suis ramassée à peu près au milieu des participants du 15 km pendant la première boucle, à la suite d’un départ assez lent. Puis petit à petit, j’ai maintenu une moyenne de 5 min/km et j’ai dépassé des gens, un après l’autre. J’essayais de profiter des descentes pour compenser la lenteur des montées et accélérer davantage. Je n’avais pas amené d’eau, alors j’ai sagement pris la peine de marcher quelques mètres aux points d’eau pour boire. La température était moche, mais c’était parfait pour se donner à fond: une petite pluie fine s’est mise à tomber vers la fin. Je me souviens surtout de la troisième boucle, qui était la plus difficile et la plus « compétitive »! Au début du 11e kilomètre, on pouvait voir les participants en tête du peloton qui revenaient sur leurs pas après avoir fait une mini-boucle à l’intérieur du parcours. Je savais donc que j’étais à peu près dans les 4-5 premières filles. Et je me suis dit que j’avais peut-être une chance de remplir mon objectif secret… car oui, j’avoue que j’avais comme objectif secret de mettre un pied sur le podium. Je me disais que c’était possible, en regardant les résultats de l’an passé. Donc bref, je me concentre là-dessus pour me motiver… quand je me rends compte qu’une fille arrive pas très loin derrière moi et a l’air de vouloir me dépasser… Je me suis accrochée pour ne pas ralentir et même accélérer un peu. Ça a fait son effet: rendue dans les sentiers, je me suis aperçue que je l’avais semée. Objectif n° 2: dépasser l’autre fille que je voyais au loin devant moi. Dans la fameuse montée à 15% d’inclinaison, elle s’est mise à marcher. J’en ai profité, même si c’était pas facile!! Il restait 2-3 km, le tout était de ne pas ralentir… j’avoue que c’était vraiment difficile. Je me sentais de plus en plus vidée. Il n’y avait pas beaucoup de monde autour de moi, donc pas vraiment d’effet d’entraînement comme dans les plus grosses courses. Et puis le dernier km est en montée… mais j’ai réussi à garder la vitesse, ou à peu près, en ne pensant qu’à la ligne d’arrivée!  OUF! Ma mère et mon copain m’y attendaient. Je les ai un peu traumatisés, car pendant 30 secondes, je me suis sentie vraiment mal, avec des nausées et quelques vomissements (beurk!). Mais ça a très vite passé. Puis la fille qui me talonnait est arrivée, on s’est félicité pour la course.  🙂 Et je me suis demandée: ben coudonc, je suis combientième??!

Quelques verres d’eau plus tard, j’ai appris que j’étais troisième!!! Wow! Mon premier podium 🙂  J’étais pas mal fière! Et encore plus en pensant à la difficulté du parcours! Je ne referais pas une course comme ça la semaine prochaine… Mais je suis super contente. Ça laisse présager des temps améliorés à la fois sur 10 km et 21 km. J’essaierai peut-être un autre demi-marathon l’année prochaine… et pourquoi pas un 10 km bien plat en 45 minutes…

Quant à mon malaise, je pense qu’il est assez commun. Il me semble que d’un coureur à l’autre il y a différents effets par ailleurs, comme des étourdissements ou des baisses de pression. De mon côté, c’est plutôt l’estomac qui en prend un coup. Mais je ne pense pas que c’est lié nécessairement à la maladie de Crohn, sachant que la plupart des coureurs ont des troubles digestifs liés à la nature de l’activité.

Entraînement – Allure spécifique, déguisement, etc.

Ça roule, ça roule, en vue de la course MEC de 15 km! Aujourd’hui, j’ai fait une séance à allure spécifique (5:00m/km) et j’ai été heureuse de voir que tout se passait très bien. Les « sensations étaient bonnes », comme on dit. Après 20 minutes de réchauffement, je me suis lancée dans une série de trois intervalles longs (respectivement 3 km, 2,5 km et 2 km, donc 7,5 km au total) à l’allure visée, avec 2 minutes de récup entre chacun. Je n’étais pas trop au bout du rouleau à la fin, même si je suis partie en milieu d’après-midi, chose que je ne fais jamais et qui est toujours un peu difficile par rapport à la digestion (d’où le fait que j’aime beaucoup mieux courir le matin).

Ça augure bien pour mon objectif d’1h15m à 1h17m. En réalité, je dois avouer que je vise le 1h15… mais je ne veux pas être trop optimiste, car le parcours comprend des montées assez importantes, et je pense que ça va être plus difficile que mon parcours d’entraînement habituel. Mais bon, il faut bien rêver un peu! Qui sait, peut-être un podium féminin? (L’an passé, les trois meilleurs résultats féminins étaient 1h11m20s, 1h13m38s et 1h15m359s.) Puisque c’est plus motivant comme ça…

Par contre je n’ai pas réglé la question du déguisement! Je me demande si la plupart des coureurs seront vêtus normalement ou non. Ce n’est pas évident de trouver un élément de costume qui n’est ni encombrant, ni trop chaud, ni trop lourd… des idées? 🙂

Et la pluie alors?

Mise en situation (inspirée par la température du jour):

C’est l’heure de votre entraînement quotidien. Vous savez précisément quelle séance vous devez faire pour respecter votre plan d’entraînement. Plus que quelques semaines avant la course: pas question d’en rater une.

Vous regardez par la fenêtre. Tadam! Il pleut.. à boire debout. Que faites-vous?

a) vous criez «Horreur!» et retournez vous cacher sous la couette.

b) vous soupirez et vous remettez l’entraînement à plus tard, voire au lendemain, quitte – peut-être – à bousiller votre plan.

c) vous êtes parmi ces coureurs que rien n’affecte, surtout pas la température, et vous sortez quand même.

d) vous faites un entraînement intérieur (ex. vélo stationnaire).

Je serais curieuse de savoir ce que vous avez répondu. Pour ma part, si je suis dans une période d’entraînement sérieux pour une course, j’y vais pour l’option C. En temps normal, j’avoue que je vais peut-être y aller pour D et pédaler un peu… (tout en suant ma vie et en regrettant l’air frais!).

On pourrait dire – tout est relatif cependant – que je fais partie des coureurs qui n’ont pas peur de la température. (J’avoue, je ne cours pas l’hiver, mais ce n’est pas le froid qui m’en empêche, plutôt les conditions du sol.)

Or, courir sous la pluie est quand même un peu différent de courir par une température sèche. Comment faites-vous pour gérer ces sorties?

De mon côté, UN accessoire ESSENTIEL : la mal-aimée casquette. (Je dis mal-aimée d’après mon opinion personnelle…)

Certains la portent pour se protéger du soleil. Je l’ai adoptée pour me protéger des gouttelettes qui ruissellent sur le visage. C’est très pratique! Vous pouvez conserver une visibilité optimale, et avoir l’impression d’être un peu plus au sec. 😉

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Si les conditions sont vraiment extrêmes (=pluie torrentielle, comme aujourd’hui), j’opte aussi pour le coupe-vent imperméable, mais seulement l’automne, car l’été c’est un peu trop chaud.

Et puis hop! on sort, on se met à courir et on se rend compte rapidement que la pluie, ce n’est pas désagréable, tout compte fait. Je modifie un peu mon itinéraire aussi, je cours sur la piste cyclable au lieu des sentiers, il y a moins de flaques d’eau. On se sent vite comme un(e) brave aventurier(ière), et en prime, on a souvent les lieux à notre seule disposition… Idéal pour faire quelques intervalles bien corsés sans cyclistes et piétons dans les pattes!

Course de la Cité-Limoilou 2014 – 10km en duo

Après un été tranquille, ponctué de sorties variées, mais sans que celles-ci s’organisent selon un plan d’entraînement précis, j’ai participé dimanche passé à la deuxième édition de la Course de la Cité-Limoilou. Encore cette année, on a eu droit à un événement communautaire, à une belle ambiance, et à une organisation bien rodée. Il y avait un peu plus de participants que l’an passé, mais la course demeurait à peu près à la même échelle. Encore une fois, on a parcouru (en suivant un itinéraire modifié par rapport au dernier) les rues de Limoilou, la 3e et la 2e avenue surtout. J’ai bien apprécié que le parcours nous fasse repasser plusieurs fois aux abords de la ligne d’arrivée, là où il y avait la plus grande concentration de spectateurs. Ça nous a permis d’avoir une double dose d’encouragements!

Je n’ai pas visé à améliorer mon temps de 10 km. C’était une course en duo, où j’accompagnais une amie qui faisait son premier 10 km à vie, officiel ou non. J’ai bien aimé ce rôle de «lapin» – j’avais ma montre avec moi et tout au long je l’ai encouragée à tenir le rythme qu’elle visait. Le fait de ne pas être concentrée sur mon effort m’a fait voir la course sous un autre angle: je pouvais observer davantage la foule, le travail des bénévoles, les autres participants, le parcours, les rues de Limoilou avec leur multiplication de balcons et d’escaliers. Je n’ai pas eu la dose d’adrénaline habituelle, ni le «high» quand on franchit la lignée d’arrivée en ayant le coeur dans les talons avec un petit étourdissement, mais j’ai vraiment apprécié la course, d’une autre manière. Et j’étais très fière de mon amie qui a un beau temps d’1h04m07s pour son premier 10 km.

Tout de suite après, j’ai réalisé aussi que la compétition me manquait et je me suis inscrite au 15km de la course Mec – La Costumée, qui se tiendra le 26 octobre prochain sur les Plaines. Ce sera une triple «première»: première course de 15 km, première course costumée, et première course sur les Plaines! Je me donne comme objectif un temps d’environ 1h15-1h20.

Mes beaux bas roses

Conversation typique dont je peux entendre des bribes au passage quand je cours avec mes manchons de compression:

– À quoi ça sert ces bas-là??

– Euh.. je sais pas. Ça doit être pour pas avoir de crampes.

– Mais.. je veux dire… qu’est-ce que ça amène, à quelqu’un qui est déjà en forme?

– …

 

En fait, il y a assez peu de coureurs, somme toute, qui les utilisent. De mon côté, j’ai fait une petite enquête sur le sujet l’année passée, quand je m’entraînais pour le demi-marathon. Je commençais à avoir des problèmes de varice (eh oui, c’est héréditaire paraît-il, et ça me guette à 90% puisque mes deux parents en ont), accentués par les sorties longues et les journées chaudes. En fait, c’est principalement une grosse veine de ma jambe droite, sur le dessus du tibia (qui a évidemment un nom plus précis, mais je l’ai oublié…), qui gonfle. Ensuite, ça me fait mal, dans les heures qui suivent la sortie, même si je ne fais que marcher. Bref, les varices, non seulement c’est pas beau, mais ça fait mal.

Je me suis donc procuré des manchons de compression, pour voir si ça allait m’aider, après avoir eu l’avis favorable d’une phlébologue  (j’avais peur qu’elle me dise d’arrêter de courir!), qui m’a aussi dit que, de toute façon, j’étais trop jeune pour avoir un traitement quelconque qui ne ferait que recréer le problème avec une autre veine.

Alors voici de quoi ont l’air les fameux manchons:

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On l’aura deviné, ils passent difficilement inaperçus.. en plus, je maudis (encore une fois!) les techniques de marketing des produits de jogging pour coureuSES!! Il y a (prenez note svp!!) des coureuses qui n’aiment PAS le ROSE…

Mais bon, j’ai mis de côté l’esthétique et j’ai acheté les seuls manchons qu’il y avait ce jour-là au magasin, les roses… Malgré leur couleur, je les ai pris en amitié et ils sont devenus mes partenaires indéfectibles de course.

Sérieusement, ça a tout changé: diminution – voire parfois disparition totale – du gonflement des veines suite aux sorties, et surtout, pas de douleur en général, sauf en cas de chaleur extrême.

Je les mets même lors des sorties courtes de 45 minutes. Dans mon cas, c’est un must. Je crois que certains coureurs les utilisent plutôt pour les sorties longues, pour diminuer la fatigue musculaire (ils ont des effets bénéfiques divers), mais pour un problème de circulation, l’effet est évident même lors de séances courtes, moyennes ou longues, qu’il s’agisse de fractionné ou d’endurance fondamentale.

Je suis tellement convaincue de l’effet bénéfique que je viens d’ailleurs d’acheter une paire de bas de récupération de la même compagnie, à porter après les séances et lors des longs voyages en bus, par exemple. Je conseille les manchons à tout coureur qui a des problèmes semblables! (et je vous en dirai plus long sur les bas de récupération quand je les aurai essayés).

C’est reparti! Récit de la Descente royale

À vrai dire, ça fait un bon moment déjà que « c’est reparti »!

La pause hivernale a été bien mise à profit: j’avais un beau billet de saison pour le camp Mercier et j’ai fait du ski de fond tout l’hiver, dans des conditions exceptionnelles! Quel bel hiver on a eu de ce point de vue! Long et bien enneigé, au grand dam de la majorité de la population…

J’ai aussi alterné avec des séances de spinning à l’intérieur. Spinning est peut-être un grand mot, car je ne suis pas fan du vélo à l’intérieur, et j’ai quelque peu de difficulté à me motiver, mais j’ai quand même fait des intervalles à haute intensité pour entretenir les cuisses! Et j’ai aussi commencé à m’entraîner un peu le haut du corps pour le ski, ce qui n’est pas une mauvaise chose, au contraire, pour la course.

Toutefois, je n’ai pas couru une seule fois de l’hiver. Je ne suis vraiment pas fan des sorties dans la neige… quand ce n’est pas glacé, c’est de la poudreuse, et je me suis déjà fait mal au pied dans ces conditions. Et puis bon… je n’aime pas courir dans la rue et l’hiver, le bord de la rivière est rarement praticable.

Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre pour la reprise de la course ce printemps. J’ai commencé en douceur au mois d’avril, avec quelques sorties de 30 minutes, puis de 45 minutes, en endurance. En mai, j’ai ajouté des séances avec des intervalles longs à un rythme modéré, puis finalement, du 30-30 et aussi une (seule) séance à allure spécifique pour tester mon objectif… je m’étais inscrite en effet à un 5 km (la Descente Royale, à Beauport). Je ne visais rien en particulier, sinon d’avoir une allure plus rapide que lors du 10 km de l’automne passé (soit 5 min/km). Je visais (en rêve) autour de 22 minutes.

Lors de la séance « test » j’ai fait 3 fois 1 km à une allure d’environ 4.40 min /km. Ce fut un succès, et ça m’a encouragé! Mais par la suite je partais en voyage 1 semaine et demi et je n’ai pas couru pendant cette période. Au retour, je n’avais qu’une petite semaine avant la course! Pas question de mettre toute la gomme, alors j’ai fait deux petites sorties en endurance, bien tranquillement.

Et puis la course est arrivée, le 1er juin dernier (dimanche). Je suis partie de (très) bon matin, parce que je devais attraper le premier bus pour Beauport et j’avais peur de le manquer! Mais il faisait un temps splendide, ensoleillé, qui laissait présager une température idéale pour la course. Je me rappelais de mon coup de froid lors du demi-marathon d’août passé, alors je suis partie tout de même avec un gros polar et des pantalons longs par-dessus mes shorts. Sage décision…

Une fois sur le site d’arrivée, l’organisation des navettes n’était pas optimale. Même si je suis arrivée avant la fin des bus, il a fallu attendre trèèèèèès longtemps pour enfin en prendre un…. il faut dire que nous n’étions pas très nombreux (environ 260) à faire le 5 km, comparativement au plus d’un millier de participants du 10 km! Les courtes distances n’ont pas la cote, apparemment! Et c’est drôle parce que c’était mon premier 5 km officiel, alors que j’ai déjà fait deux 10 km et un 21 km. Mais j’avais vraiment hâte de tester ce que j’étais capable de faire sur une courte distance! Lors du dernier 10, à Limoilou, j’avais bien mesuré à quel point la vitesse est difficile mentalement, encore plus que la longue distance selon moi! mais bon, c’est sans doute une préférence qui varie entre les gens.

Au moment de monter dans le bus, je me suis rappelée… que j’avais oublié les épingles pour accrocher mon dossard! Oups!!! Heureusement il y avait plusieurs coureuses compatissantes qui ont sacrifié une de leurs épingles pour m’aider 🙂 Vive la solidarité entre coureurs!

Sur le site du départ, autre petit pépin: il n’y avait que trois toilettes pour 260 participants!!!! Imaginez la file! J’ai eu le temps d’y passer tout de même, et de faire un micro-réchauffement de quelques minutes avant d’aller me placer pour le départ… pas trop loin de la ligne, quand même, il faut bien avoir de l’ambition! Je sautillais sur place et j’ai pu constater, comparativement au demi-marathon ou au 10 km de Limoilou, un petit manque d’enthousiasme chez les autres coureurs… personne ne semblait se préparer à faire une course, et même lors du décompte du départ, je ne sentais pas l’excitation habituelle. Mais bon, peu importe, c’est le départ, et moi j’ai hâte de courir!!!

Je suis partie tout de suite à l’allure que je visais, soit environ 4.30 min/km, mais je me suis rendue compte en regardant ma montre que j’allais déjà bien plus vite, environ 4.10 min/km! Super! Je continue de dévaler le parcours… il faut dire que celui-ci est particulièrement sympathique au coureur, parce qu’il descend en pente légère tout le long, sauf pendant 1 ou 2 montées très brèves et pas très abruptes. Bref, l’idéal! et pas assez en pente pour faire mal aux genoux.

J’ai dépassé le gros du peloton et je me suis retrouvée dans une sorte de no-man’s land, entre les gens en tête et le groupe derrière. Je suis restée là pendant à peu près toute la course, avec l’étrange impression de courir à peu près toute seule dans les rues de Beauport! C’était joli d’ailleurs, avec vue sur le fleuve par moments.

Je me suis concentrée sur le maintien de la vitesse de départ, en me disant « ça roule, ça descend ! je suis capable de garde le rythme jusqu’à la fin! » Et effectivement, tout s’est super bien passé: pas de poing de côté, pas de ralentissement ou à peine, pour me stabiliser autour de 4.25 min/km.

Vers le dernier km, j’ai pris comme objectif de dépasser une fille que je voyais devant moi, à environ 50m. J’ai commencé à accélérer de plus en plus, en me disant que j’allais bien pouvoir supporter l’effort pendant moins de 1000m. J’ai rattrapé la fille à environ 300 mètres de la ligne d’arrivée, peut-être, et de là, ça a été une formidable course pour savoir qui allait arriver la première. On s’est pris au jeu et ça a fini en méga-sprint (en tout cas, de mon point de vue, parce que je me disais que je ne pourrais pas courir plus vite!!). Elle m’a dépassé d’une foulée juste avant la ligne, mais c’était une belle sensation de terminer ainsi une course réussie. L’effort avait été tel que j’ai eu un haut-le-coeur immédiatement après l’arrivée, mais ça s’est très vite replacé. Au final, je me sentais pas mal moins fatiguée et étourdie qu’après le 10km de Limoilou!

Je n’en reviens pas encore du résultat! 21m50! Et je suis bien heureuse de voir que le ski de fond est un parfait complément pour l’hiver, et de constater aussi que j’ai maintenu le niveau depuis l’automne passé! 😀

 

01/06/2014. Descente Royale (Québec), 5 km, 21m50s, 4.23 min/km, rang total: 16/262, rang F20-29: 2/29, rang F: 7/193.

Semaine du 28 octobre

Lundi: repos

Mardi: une sortie de 57 min avec 2*10 min à 80-85% fcm pour un total de 8.34 km.

Mercredi: repos.

Jeudi: sortie sans montre, sans iPod, j’ai couru peut-être 45-50 min et je ne sais pas à quelle vitesse! ça fait du bien.. je pense que je vais laisser tomber ma montre pour le reste de la saison (qui sera peut-être bientôt finie… la première neige est arrivée cette semaine et je ne pense pas courir pendant l’hiver). Je troquerai mes espadrilles pour des skis de fond…

Semaine du 21 octobre

Lundi: je renoue avec les intervalles..  une séance de 2*8*30’/30′. J’étais vraiment motivée on dirait (la musique? la journée de lecture? l’air frais?) et j’ai fait mes intervalles à une allure d’environ 3:50 à 4:05 min/km. Un peu d’EF avant et après, pour un total de 8.5 km, 57 min, allure moyenne de 6:42 min/km.

Mardi: repos.

Mercredi: une sortie de 50 minutes à une allure moyenne de 7:07 min/km et total de 7.10km, entre chien et loup. C’est rare que je cours le soir. En fait, ce n’était même pas vraiment le soir, mais le soleil se couche déjà tôt… et les sentiers de la rivière St-Charles étaient presque déserts sauf pour les (nombreux) coureurs!

Jeudi: repos.

Vendredi: 20 min. en endurance puis 2*2km à 4.56/4.57 min/km avec 2 minutes de repos, et environ 10 min en endurance pour terminer. 55 min et 8.74 km au total.

Samedi: repos.

Dimanche: sortie longue d’1h30, un peu au bord de la rivière et un peu dans le Vieux-port. En tout, 12.10 km à une allure de 7:26 min/km.

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Courir avec la maladie de Crohn

Avant de me mettre à courir régulièrement, et depuis aussi, je me suis parfois demandé si le jogging pouvait être bénéfique (ou, à l’inverse, néfaste) pour quelqu’un atteint de la maladie de Crohn. J’ai cherché quelques informations là-dessus sur internet, mais à vrai dire je n’ai jamais trouvé ni de texte scientifique ni de témoignage très concluant à ce sujet.

On peut lire cependant à divers endroit (comme ici) que des activités physiques d’intensité pas trop élevée, et qui ne sont pas trop violentes, peuvent avoir un effet anti-inflammatoire, notamment des sports d’endurance comme le vélo, la natation, la marche ou le jogging. Selon ce même site, ces activités aideraient en plus à prévenir l’ostéoporose qui peut être liée à la maladie ou à ses traitements, et favoriser l’absorption du calcium. Évidemment, l’activité physique est cependant déconseillée en cas de crise, car elle peut aggraver les symptômes de fatigue. On lit à peu près les mêmes constats sur cet autre site web.

Personnellement, je serais plutôt d’avis que faire du jogging (ou une autre activité physique) comporte davantage de bénéfices que de désavantages. En plus des effets positifs énumérés ci-dessus, une telle activité peut aider à se sentir détendu(e), à évacuer le stress, à se concentrer. En tout cas, pour ma part, je suis tellement accro que je ne pourrais plus m’en passer et je serais vraiment triste si je devais arrêter un jour!

Mais je suis embêtée quand on parle d’un entraînement un peu plus intense, comme celui que j’ai fait cet été en préparation du semi-marathon, et qui demandait 4 sorties par semaine. J’ai eu des moments où je me sentais très fatiguée, et il était toujours difficile de dire si cette fatigue était seulement liée à la charge nouvelle d’entraînement, à une dégradation de mon état indépendante de l’entraînement, mais due à la maladie de Crohn, ou bien aux deux causes, qui auraient pu être reliées  (même rétrospectivement, je ne peux pas trancher entre ces possibilités… peut-être que c’est la répétition et l’expérience qui m’en apprendront davantage). Ce que je peux dire toutefois, c’est qu’à mon avis, il est peut-être plus difficile pour une personne atteinte de la maladie de Crohn de récupérer comme il faut des entraînements plus intensifs (peu importe le sport pratiqué), parce que la maladie peut causer une certaine fatigue de base, une certaine déshydratation, et une absorption moins efficace des vitamines, des minéraux, etc.

En tout cas, je suis partagée sur la façon dont je compte m’entraîner à l’avenir, parce que j’ai l’impression que je dois vraiment trouver l’équilibre entre, d’une part, une charge d’entraînement suffisamment importante et intense pour me permettre de m’améliorer, et, d’autre part, un seuil à ne pas dépasser, sous peine de voir les bénéfices de l’entraînement décroître, et ma santé s’en ressentir.

En tout cas, on verra bien ce que l’avenir réservera…